Une bonne nouvelle?!

Une bonne nouvelle?!

 

Vous le savez, l’organisme qui finance une grande partie des actions collectives du secteur – le DEFI – était en danger après s’être vu imposer une baisse significative de ses ressources en 2018.

Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie, a rappelé, lors de la remise du rapport Cattelot-Grandjean-Tolo (du nom de la députée du Nord, Anne-Laure Cattelot, Bruno Grandjean, Président de l’Alliance pour l’industrie du futur et Jean-Pierre Tolo, Président de la Fédération de la Maroquinerie), l’importance du r?le des Comités de Promotion et de Développement (le DEFI pour l’habillement) et la nécessité de les pérenniser.

C’est une excellente nouvelle, car il y a peu, une partie de l’administration envisageait de supprimer ou de limiter drastiquement les moyens du DEFI. Le travail de concertation et d’écoute des rapporteurs, la mobilisation de tous les acteurs ont été essentiels pour convaincre le Gouvernement de ne pas remettre en question un organisme efficace.

Il faut souligner, comme je l’écrivais dans mon éditorial de septembre 2018, que le DEFI est un outil d’action collectif irrempla?able au service des entreprises.

Le DEFI, sans qu’il soit possible ici de décrire de manière exhaustive ses actions, finance chaque année les participations de plus de 500 opérations (dont plus de 300 en prêt à porter féminin) sur les salons de New York, Berlin, Londres, Milan, Kiev, Moscou, Shanghai ou Ta?wan, ainsi que de nombreuses autres actions à l’international, notamment les rencontres avec des agents et showrooms que nous invitons à Paris et auxquelles vous êtes nombreux à participer.

Le DEFI dynamise le secteur en assistant les efforts de la profession pour soutenir le développement des jeunes (et moins jeunes) marques de création afin que Paris demeure la capitale mondiale incontestée de la mode. Il concourt à la préservation, à la transmission et à la valorisation des savoir-faire en soutenant partout en France des institutions dont l’écho national et international n’est plus à démontrer (Musée des Arts Décoratifs à Paris, Festival International de la Mode à Hyères, Fashion Tech Days à Lille etc.). Il favorise l’innovation tant technologique que digitale. Il participe à l’adaptation des entreprises et à l’émergence des start-ups innovantes à la frontière de la création et de l’innovation. Il favorise également la transition écologique et éthique…

Bref, le DEFI est indispensable. Il est la pierre angulaire d’un écosystème complexe qui fait que la France est le pays de la mode et que Paris est la capitale de la création.

Le rapport Cattelot-Grandjean-Tolo comporte à cet égard un grand nombre de pistes d’amélioration des outils d’action collective au service des entreprises (les Comités de Promotion et de Développement, les Centres Techniques Industriels ainsi que les plateformes d’accélération vers l’industrie du futur) et trace utilement les bases d’une politique industrielle concertée entre l’Etat et les organisations professionnelles.

La Fédération en remercie vivement leurs rédacteurs, ainsi que le Gouvernement.

Pierre-Fran?ois LE LOU?T